Épicycloïdes et Spirograph

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Quelle forme est dessinée lorsqu'un cercle roule à l'extérieur d'un autre ?

Imaginez un petit cercle roulant en continu le long de la périphérie d'un cercle plus grand.

Si vous fixez un point sur le petit cercle et le laissez se déplacer avec lui, ce point tracera une courbe complexe dans le plan.

Au début, vous ne verrez peut-être qu'un petit cercle en rotation. Mais à mesure qu'il continue de rouler, une magnifique trajectoire émerge progressivement. Elle peut évoquer des pétales ou une étoile, voire former des motifs complexes de ondulations et de boucles.

Les courbes générées par ce type de mouvement circulaire appartiennent à une famille fascinante de courbes appelées cycloïdes. Deux des exemples les plus classiques sont l'épicycloïde et l'épitrochoïde.

En partant d'un simple cercle

Mettons de côté les mathématiques complexes pour un instant.

Imaginez un stylo se déplaçant autour d'un cercle ; il trace simplement un cercle — rien de compliqué.

Maintenant, placez ce stylo sur un petit cercle mobile qui roule lui-même le long d'un cercle plus grand.

La pointe du stylo est alors soumise à deux mouvements simultanés : une rotation avec le grand cercle et une rotation avec le petit cercle lui-même.

Lorsque ces deux mouvements se combinent, la trajectoire tracée par la pointe du stylo n'est plus un simple cercle ; des courbes complexes commencent à apparaître.

C'est l'aspect le plus fascinant de ces formes mathématiques : des trajectoires complexes peuvent naître de quelques mouvements circulaires très simples.

Qu'est-ce qu'une épicycloïde ?

Commençons par le cas le plus simple : un petit cercle qui roule à l'extérieur d'un cercle plus grand. Si l'on suit un point précis sur la circonférence du petit cercle, la trajectoire qu'il dessine est appelée épicycloïde.

Une caractéristique clé ici est que le point se trouve sur le bord du petit cercle en mouvement ; son déplacement crée donc un motif caractéristique fait de « pétales » pointus.

Modifier le rapport de taille entre les deux cercles change le nombre de « pétales » : certains motifs en comptent peu, d'autres beaucoup ; certains sont très pointus, tandis que d'autres sont plus arrondis.

Apportons maintenant une légère modification : au lieu de placer la pointe du stylo sur le bord du petit cercle, nous la positionnons à l'intérieur du cercle ou à une distance différente de son centre.

Le petit cercle roule toujours à l'extérieur du grand cercle, mais la position du stylo a changé, modifiant ainsi la trajectoire obtenue. Ce type de courbe plus général est appelé épitrochoïde.

Un léger décalage peut transformer complètement le motif

C'est précisément ce qui rend cette page idéale pour une exploration interactive. Imaginez que vous conserviez la taille des deux cercles tout en rapprochant simplement la pointe du stylo du centre du petit cercle. La courbe pourrait passer de pétales pointus à des ondulations douces et arrondies. Avec d'autres ajustements, vous pourriez même créer des structures complexes formant des boucles.

C'est ce qui rend ces courbes si amusantes à manipuler : nul besoin de connaître le résultat final à l'avance. Il suffit de modifier un paramètre et d'observer : « Que va-t-il dessiner cette fois ? »

Pourquoi des formes en pétales apparaissent-elles ?

C'est une question très intéressante.

Lorsque le petit cercle roule le long du grand cercle, il ne se contente pas de tourner autour d'un centre fixe. Deux mouvements se produisent simultanément : un mouvement orbital à grande échelle et la rotation propre du petit cercle.

Il existe une relation cruciale entre ces deux types de rotation : le rapport entre les rayons des deux cercles.

Si le rapport entre les deux cercles est simple, la pointe du stylo revient à sa position de départ après quelques cycles. À mesure que le tracé se répète — une boucle, deux boucles, trois boucles, et ainsi de suite — il finit par former un motif fermé.

Le rapport des rayons détermine directement le nombre de pétales ou de structures répétitives que comporte le motif.

On peut même se représenter la chose comme deux engrenages : le grand engrenage assure le mouvement circulaire d'ensemble, tandis que le petit roule le long de celui-ci tout en tournant sur lui-même.

Si les deux engrenages ont un nombre de dents différent, leurs vitesses de rotation diffèrent, ce qui amène la pointe du stylo à décrire un mouvement complexe et périodique.

C'est pourquoi de nombreux motifs de type cycloïde semblent avoir été créés par des machines de précision ; ils sont en effet directement liés à la mécanique des engrenages.

Pourquoi certains motifs se referment-ils si rapidement ?

Imaginons que le rapport entre le grand et le petit cercle soit très simple. La pointe du stylo peut revenir au point de départ après seulement quelques rotations, ce qui fait que le motif se referme rapidement.

En revanche, si le rapport est plus complexe, la pointe du stylo devra peut-être effectuer beaucoup plus de rotations avant de revenir à sa position initiale, donnant ainsi naissance à un motif plus détaillé.

Ainsi, lorsque vous voyez un motif de type cycloïde très complexe, c'est souvent simplement le résultat du rapport spécifique entre les deux cercles.

Du mouvement circulaire à l'art mathématique

L'aspect le plus fascinant de ces courbes est qu'il n'est pas nécessaire de les « dessiner » directement.

Il suffit de définir le mouvement — faire rouler un cercle, en faire tourner un autre et positionner la pointe du stylo — puis de lancer l'animation.

La courbe se dessine d'elle-même. Cela illustre un concept commun à de nombreuses œuvres d'art mathématique : des règles simples, répétées en continu, qui donnent naissance à des structures complexes.

Parfois, une infime modification peut transformer radicalement le motif entier. C'est là tout l'intérêt du dessin mathématique : vous ne choisissez pas une image statique, vous modifiez les règles qui la génèrent.

À la découverte des cycloïdes

Les épicycloïdes révèlent les trajectoires complexes créées lorsqu'un cercle roule à l'extérieur d'un autre. Si vous appréciez ces motifs mathématiques issus de la rotation et de mouvements d'engrenage, vous aimerez peut-être explorer une autre trajectoire de roulement classique : le Spirographe. Ici, le plus petit cercle se déplace à l'intérieur du plus grand plutôt qu'à l'extérieur. Ce changement de mouvement produit un motif au style totalement différent.

À partir d'un simple cercle — par le roulement, la rotation et la répétition — nous pouvons créer une infinité de courbes mathématiques complexes et magnifiques. Le mouvement lui-même devient le pinceau.

Vous pouvez également découvrir d'autres motifs mathématiques fascinants ou en savoir plus sur les épicycloïdes sur Wikipédia.

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